Un monde sans argent?

Il y’a tellement de choses, de rêves, que je ne peux réaliser, des gens que j’aurais voulu aider, des passions auxquelles je ne peux consacrer que peu de temps , tout ça parce qu’il me faut avant tout gagner de l’argent pour vivre. Je n’ai pas de chance, car les travaux qui me plaisent et dans lesquels je sens que je m’épanouirai sont des métiers peu ou pas rémunérés, ou alors dans lesquels il est difficile de percer (et donc de pouvoir vivre de cette activité). Moi vous le savez c’est avant tout l’écriture, mais aussi la réalisation documentaire, l’ethnologie et le voyage, le bénévolat, l’aide aux personnes en général… Autant dire que dans ce monde, je risque d’être pauvre toute ma vie!

Pourtant, l’écriture, le cinéma, et tous les arts en général sont des éléments de culture dont tout le monde peux jouir et que l’on considère importants dans la société: pourquoi les écrivains et autres artistes sont donc si peu aidés en retour? Pourquoi les artistes sont-ils dans la précarité?

L’ethnologie, les sciences humaines en général nous apprennent des choses fondamentales sur nous, êtres humains, et pour nous permettre de mieux nous comprendre les uns les autres et d’avancer: pourquoi le destin d’une majorité d’étudiants dans ces domaines est-il, encore une fois, la précarité? La galère pour trouver de l’argent pour mener ces recherches , si tant est qu’on ai pu en faire son métier? Tout le monde se fiche-t-il donc de mieux connaître l’Homme et l’Humanité? Tout ce qui compte, c’est la rentabilité, le classement international, le fric. La Culture, on s’en fout?

Et pourquoi le bénévolat et les associations ne tournent en majorité que grâce aux retraités, les seuls à pouvoir se permettre de consacrer de leur temps aux autres? Les seuls pour qui le temps n’est plus synonyme d’argent?

Pourtant c’est vrai qu’on est tous heureux quand on donne, que se soit une chose, un service, de son temps ou de son amour. On est heureux de le faire, alors que c’est gratuit. Ou peut être qu’on est heureux de le faire, parce que c’est gratuit? Parce que c’est un acte voulu, choisi, offert, désintéressé ? La seule chose qui soit encore gratuite et désintéressée dans ce monde, c’est l’acte d’entraide, la main tendue, c’est pour ça qu’on lui accorde une valeur humaine importante et qu’on admire les gens qui s’y vouent entièrement . Leur renoncement à la richesse matérielle pour une richesse humaine est sans aucun doute admirable, et ils n’ont jamais eu le sentiment de perdre quelque chose: la vie leur rend au centuple! Ces gens là ne sont jamais seuls, pour une main tendue, cent se tendent à leur tour vers eux quand ils en ont besoin.

Alors oui, je voudrais bien me torcher le cul avec le fric. De toute façon, ça pue déjà. Celui qui a dit que l’argent n’avait pas d’odeur c’est trompé: c’est lui qui n’avait pas de nez. C’est vrai qu’au départ l’argent avait été une bonne idée pour faciliter les échanges, hélas aujourd’hui, c’est l’argent qui domine le monde, l’argent qui compte plus que tout, l’argent que l’on voudrait tous avoir plein les poches, l’argent comme fin en soi. On prouve l’importance de son amour par la quantité d’argent qu’on est prêt à investir pour l’autre.  Quelle horreur. Vraiment, des fois, ça me dégoûte. Des fois je n’en peux plus et j’ai envie de vomir le monde.  Plus encore après ces périodes de fêtes où j’ai vu des enfants en bas âge déjà obsédés par leur poids, leur apparence, les choses qu’ils ont et celles qu’ils veulent avoir, les cadeaux de noël comme un dû, l’argent comme Dieu.  J’ai cru devenir malade de ces grands magasins bondés où les gens abrutis sous le poids de leurs besoins courent partout comme des girouettes et remplissent leurs cadis à les faire exploser. On passe des heures dans ces géants , ces Temples de la Consommation Outrancière. Je n’y vais jamais sauf quand on m’y traîne. J’y suis toujours tentée d’acheter quelque chose. C’est affreux.  Comment avons nous pu en arriver là? Mais bon sang comment at-on pu canoniser l’Economie et le Marché pour finalement les élever au rang de Divinités à adorer et satisfaire? Quitte à nous faire du mal à nous même? Quitte à passer en deuxième, nous les Hommes, après l’économie? Quitte à détruire tout ce qui fait obstacle à ce Dieu? BEURK.

Et je sais que je ne suis pas la seule,  je sais qu’il n’y a pas que les gens pauvres qui voudraient d’un monde sans argent. Tous les gens un peu sensés et beaucoup altruistes en rêvent. Et tout ceux qui ont assez d’imagination savent que c’est possible.

***

EDIT: voir aussi sur le même thème le billet  » La société idéale, encore une utopie »

Indirectement en rapport avec ce billet , le film « La mise à mort du travail » de Jean Robert Viallat (Critique et lien sur ce blog)

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10 réflexions sur “Un monde sans argent?

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  3. Xix

    S’il faut gagner de l’argent pour vivre, c’est qu’il y a des biens nécessaires, de plus ou moins grande valeur, à acquérir. Ces choses sont pour la plupart matérielles : un abri, de la nourriture, des vêtements… Ton désarroi de devoir gagner de l’argent prouve que ces choses, toutes matérielles qu’elles soient, te sont nécessaires, avant même les films et les études sociologiques, et que tu mourrais de ne pas les avoir. D’une certaine manière, il est donc logique que ces choses essentielles aient plus de « valeur » que les biens culturels. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que même ces biens culturels nécessitent du travail matériel : avant qu’un livre arrive sur tes étagères, il faut toute une chaîne économique monstrueuse pour le produire et le distribuer, des gens qui se retroussent les manches, un type astucieux qui invente une machine d’imprimerie, des efforts pour que tu sois au courant que le livre existe… Tous ces gens, toute cette « sueur » dépensée, elle a de la valeur, il faut la payer.

    Pour moi, payer, c’est être conscient de la douleur et du travail qu’on a impliqué par notre acquisition, que ce soit une voiture ou un film. Ca rejoint un peu la question de maturité que je traite dans cet article : http://unoeil.wordpress.com/2009/10/02/le-temps-des-nomades Je pense que la vraie humanité, c’est d’être toujours conscient de ça.

    Si les métiers intellectuels sont peu ou pas rémunérés, c’est qu’ils ont moins de « valeur » que les travaux manuels, au sens où il est plus important qu’il existe des ouvriers, des inventeurs, des investisseurs… que des cinéastes ou des ethnologues. Si tout le monde était cinéaste ou écrivain, la vie ne serait pas possible : qui irait chasser, pêcher, qui construirait nos maisons… Mener une vie intellectuelle où l’on ne mouille pas sa chemise est un luxe qu’on ne peut se permettre qu’aux dépends des autres, que parce qu’à côté, il y a des gens qui suent pour nous.

    Pour répondre à ce qui te choque (« le Marché »), ne peut-on pas être choqué par une société obnibulée plutôt par la culture et le loisir ? On en trouve partout et à tous les coins de rue. Des jeunes de classe soi-disant modeste s’achètent en premier lieu un i-Pod pour savourer la musique. Les affiches sont partout. Il y a des films « à voir absolument ». On offre des vies de princes à des acteurs, des écrivains médiocres, des sportifs… tandis que le boulanger qui se lève à 4h du matin en chiera toute sa vie. La Légion d’honneur des grands généraux et des poilus de 14, on la donne aujourd’hui à Mimi Mathy, Dany Boon, Pierre Arditi, Jean-Pierre Narci…

    • Merci Xix pour ce nouveau commentaire. Je me ferai un plaisir de commenter aussi l’article sur le nomadisme car c’est justement mon domaine de prédilection. Je suis un peu ethnologue, tu l’as sans doute deviné… Mais je te réponds d’abord.

      Je ne suis absolument pas d’accord avec toi sur le fait que les choses essentielles comme tu dis doivent avoir plus de valeur que les biens culturels. Sans la Culture, nous ne serions rien de plus que les autres animaux. Sa valeur est fondamentale dans l’histoire de l’Humanité – même si sa valeur ne se situe pas sur le même plan que celle des biens essentiels à la vie. D’abord parce que sans ça, nous n’aurions pas cet échange en ce moment même. Combien de livres a tu lus, de films as tu vus, d’enseignements à tu suivis, d’expériences as tu vécu pour finalement penser ce que tu penses aujourd’hui? Tu l’as lu dans ta soupe? Dans un pli de ta veste? Non. Bien sur que non.
      La Culture c’est le langage, la pensée, les idées, les concepts, les rêves, la Culture c’est nos croyances, nos espoirs, nos passions, la Culture c’est l’apprentissage, l’ouverture, la découverte, la Culture c’est ce qui fonde nos organisations humaines en états sédentaires ou en tribus nomades, avec leurs lois, leurs contraintes et leurs avantages, leurs structures, leurs héros, bref… c’est ce qui fait qu’un homme est Homme. Tout ça n’a que peu de valeur à tes yeux? Aux miens ça en a beaucoup, et même plus que ce que ça vaut réellement en argent.
      La valeur que l’on donne aux choses est subjective. Il y’a des tas de choses qui valent plus cher en argent qu’elles n’en vaudraient en réalité et l’inverse et vrai aussi. D’ailleurs ces valeurs changent, c’est bien la preuve que leur valeur est purement subjective et temporaire. Tu connais sans doute l’histoire de la Tulipomanie, c’est un exemple extrême mais c’est bien réel. Il y’a des gens qui font des boulots très durs et qui sont à peine payés. Pourtant eux mouillent sacrément leur chemise. Les injustices sont nombreuses tu ne peux pas l’ignorer, mais moi elles me touchent profondément.

      Je ne peux pas imaginer un monde sans gens qui travaillent, qui suent à la tâche, mais je ne peux pas non plus concevoir un monde sans intellectualité et sans art. Ce monde là n’aurait plus aucun sens. On suerait, et on ne saurait même pas pourquoi, on ne pourrait rien espérer de mieux. Rien imaginer de mieux. Rien créer de nouveau . On vivrait et travaillerait pour la pérénité de l’espèce, point. Dans ce cas, j’aurai préféré être un chat. Le type astucieux qui invente une machine à imprimer, il a pu le faire grâce à la Culture. Parce qu’il a acquis un savoir, parce qu’il a eu une idée, parce qu’il a voulu créer quelque chose de nouveau. C’est aussi ça la culture. La possibilité d’inventer.
      Je te renvoies à wikipédia pour la définition de la culture http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture

      Maintenant, quand tu dis que les métiers intellectuels sont moins rémunérés parce qu’ils ont moins de valeur, je m’étonne. Je m’étonne aussi parce qu’ici je parle surtout de mon travail d’écriture car j’ai remarqué que les gens n’ont pas conscience du travail que c’est d’écrire un livre, par exemple. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas rapide. C’est un vrai travail qui demande rigueur, discipline, documentation, sacrifices, don de soi, et surtout énormément de temps. Tu parles du travail qu’il faut pour mettre un livre en rayon. Mais tu oublies complétement celui qui a créé le le contenu du livre, et lui tu peux me croire il en a sué aussi. Et même plus que les autres, parce que son travail n’est pas reconnu comme tel, parce que tout le monde ne s’improvise pas écrivain et qu’il est extrémement difficile d’être publié et reconnu en tant que tel. Et même quand c’est le cas, peu d’écrivains vivent de l’écriture. Ce sont pourtant eux aussi des gens qui travaillent. C’est donc pour moi totalement injuste d’insinuer que l’écrivain ne fout rien et qu’il ne mérite pas qu’on accorde plus de valeur que ça à son travail. Et si les livres n’ont à ce point peu de valeur, pourquoi nous enseigne t-on la lecture et l’écriture, pourquoi nous fait on lire des livres à l’école en nous disant « c’est important de lire ! » , pourquoi nous fait-on décortiquer les poèmes et les oeuvres des grands auteurs, pourquoi la philosophie et l’histoire, mais pourquoi si c’est tellement dénué de valeur? Pourquoi nous forcer à aller à l’école puisque l’intellectualité ne vaut rien? Autant nous apprendre à l’école à être de bons travailleurs et de bons consommateurs.
      Les intellectuels sont ceux qui mouillent le plus leur chemise dans le sens où ce sont eux qui prennent le plus de risques. Ils risquent la pauvreté. Ils risquent la censure. Ils risquent la critique et le rejet. Parce qu’ils osent penser et dire ce qu’ils pensent. Les penseurs d’hier fondent la pensée d’aujourd’hui. On avance dans les idées parce qu’on en garde trace et qu’on les remet sans cesse en question, tout comme les sciences avec les théories. Parce qu’on les apprend et qu’ensuite on y réfléchi. C’est comme ça que le monde avance. C’est pour ça que ça a tellement de valeur.
      Il y’a de tout dans un monde. Il y’a des gens manuels et des gens cérébraux, des gens qui inventent et ceux qui construisent l’invention, il y’a aussi des gens qui écrivent et des gens qui pensent et en font leur métier parce que c’est là leur qualité, leur meilleur savoir faire. Ils ne proposent pas des choses mais des idées, ils offrent des points de vues différents, ils remettent en question ils critiquent, ils proposent d’autres choses et se confrontent aux autres penseurs, ils permettent aux gens derrière leur bouquin ou leur écran TV de se faire leur propre opinion et de se nourrir l’esprit, aussi.

      Mais pour ce qui est de ton dernier paragraphe, je suis d’accord avec toi. Mais c’est précisément le Système qui fait de la société ce qu’elle est. Une société de consommation. Parce que c’est seulement si les gens consomment et consomment sans cesse que le système peut marcher. C’est pour ça qu’il faut sans cesse rennouveller les besoins , en inventer de nouveaux pour que les gens les achètent, c’est pour ça qu’on omnibule les gens et c’est quelque chose de sciemment orchestré. Je suis choquée de tout ça, je le comprends trop bien pour en pas en être écoeurée.

      Désolé pour ce très long message! Bonne route!

  4. Xix

    Salut La Miette,
    Je suis bien conscient de l’importance de la culture. J’ai un peu forcé le trait dans mon message précédent pour te faire comprendre l’autre aspect (puisque tu as déjà bien développé le 1er dans ton article). Ce que l’homme a pensé est évidemment aussi constitutif de notre humanité que ce qu’il a construit ou fabriqué. Néanmoins il faut reconnaître une certaine hiérarchie, non pas de valeur mais de priorité : c’est une fois à l’abri du besoin physiologique et matériel qu’on peut commencer à philosopher. Oui, il y a une part de subjectivité et d’arbitraire dans le prix des choses, mais il y a aussi une part qui reste basée sur la réalité des besoins (la fameuse pyramide de Maslow !).
    Ensuite, attention : je n’ai pas affirmé que les métiers intellectuels sont moins rémunérés, mais qu’ils DEVRAIENT l’être. Je n’affirme pas que les rémunérations sont justes par nature et qu’au quotidien, chacun est payé en fonction de la pénibilité de son travail. Au contraire, il me semble que nous sommes dans une société où il y a beaucoup de métiers tertiaires, intellectuels, culturels, qui ont un meilleur prestige et en tout cas un meilleur salaire que des métiers plus difficiles et plus utiles. C’est pour ça que je ne te suis pas dans ta complainte sur les pauvres artistes et étudiants en sociologie qui ne seraient pas assez considérés.
    Je pense qu’on vit dans une société où au contraire, ces personnes n’ont jamais été aussi bien considérées. La preuve : il n’y a jamais eu autant de monde pour rêver d’être artiste, chanteur, écrivain… Alors il ne faut pas trop en faire sur la souffrance et la difficulté de l’artiste. Quand je lis une interview d’acteur qui s’est beaucoup donné psychologiquement dans son rôle, qui a pris ou perdu 15 kilos, qui s’est beaucoup documenté et s’est immergé dans son personnage jusqu’à en perdre la raison… Oui, bon, d’accord. Mais ce n’est pas facile non plus pour le petit enfant du Bangladesh qui fabrique des briques en terre battue 16h par jour ! La création artistique, la recherche intellectuelle, c’est dur, c’est long, mais à qui sont faits ces sacrifices ? C’est avant tout un travail personnel, que l’on fait pour soi, qui est à 100 % satisfaisant et épanouissant. Ce qui n’est pas le cas dans la majeure partie des autres métiers.

    • (re ) Salut Xix (je viens de répondre ,je l’éspère de façon pas trop virulente , à ton post sur le nomadisme)

      Bon, je comprends ce que tu veux dire. Bien sûr il y’a une priorité et bien sûr on ne peux philosopher si on a pas d’abord trouvé à manger.

      Je vais réagir sur un point en particulier , c’est quand tu dis que le travail d’un artiste quel qui soit n’est finalement que personnel , fait pour soi à soi. C’est totalement faut, je crois que tous les artistes seront d’accord avec moi. Un artiste n’existe pas sans « public », sans reconnaissance de ce qu’il est et de ce qu’il fait. Il s’adresse TOUJOURS aux autres, pour lui mais aussi pour les autres. Ils ne sont pas là pour se parler à eux même dans une sorte de monologue intime qu’ils exhiberaient ensuite fièrement. C’est absurde. L’écriture puisque c’est ce que je connais le mieux , est un besoin pour moi, une envie, une passion, mais qui n’a aucun sens si elle n’est pas partagée. Elle est donc entièrement dirrigée vers l’autre.

      Mais oui c’est à 100% satisfaisant de pouvoir être artiste, comme un chef d’entreprise ou un maçon peuvent être à 100% heureux de faire le métier qu’ils font. C’est le bonheur de pouvoir faire ce que l’on aime , peu importe ce que c’est.

  5. Xix

    Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas le public qui fait l’artiste : on peut écrire pour soi. Certaines oeuvres d’art ont été découvertes après coup mais n’avaient pas été conçues pour être publiques ; certains Indiens font de l’art éphémère : pour eux-mêmes, détruit aussitôt qu’achevé. Et quand on écrit, c’est avant tout quelque chose de personnel. Ca n’empêche pas que ce qui en sort peut être profitable aux autres, mais on n’écrit pas « pour » les autres. Enfin, il me semble. C’est amusant car mon prochain post sera un peu sur ce sujet…

    • Je savais que tu ne serais pas d’accord!! Et moi non plus je ne le suis pas (avec toi, bien entendu)!

      Je n’ai pas dis qu’un écrivain n’écrivait jamais pour lui, d’ailleurs j’en parle suffisamment sur ce blog. Mais un type qui n’écrit QUE pour lui n’est tout simplement pas un écrivain. Une oeuvre est faite pour être partagée, diffusée, aimée ou detestée, commentée, c’est fait pour faire ressentir des émotions, critiquer, soulever des problèmes, éveiller des consciences, bref, ça sert à tout un tas de choses qui ne peuvent avoir lieu que quand on s’adresse aux autres et quand on donne son oeuvre à l’autre. Bernard Weber dans le dernier tome du Cycle des dieux dit ça très bien en faisant comprendre à son lecteur que c’est grâce à lui que ses personnages vivent. Je me souviens que j’avais été émue de cette lecture, je lui avais même fait une lettre!! Personnellement je ne connais aucun écrivain qui n’écrit que pour lui. Mais aucun. Mais je ne les connais pas tous c’est vrai 😉

      Et j’ai hâte de lire ton prochain post sur le sujet, je sens que ça va être explosif!! 😀

  6. Ps: l’art ephèmère à un sens bien à lui: démontrer la fugacité des choses. Il parle de la vie, des créations, des choses qui ne durent qu’un instant. Je pense aux moines tibétains qui dessinent des formes complexes avec du sable de couleur, un travail qui prend énormément de temps et de concentration pour finalement disparaître aussitôt. Ils ne le font certainement pas pour eux! Ils disent quelque chose à travers cela.

  7. Pingback: Quelques docu à voir absoluments! | Le poids de ma plume

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