Je repassais par là…

Je repassais par là depuis quelques temps, et je m’en voulais d’avoir un peu abandonné ce blog. Je vous en est notifié dans « accueil » et j’avais posté un message pour excuser mon absence et préciser qu’elle risque d’être durable.  Mais je ne veux pas le laisser dépérir, alors je viendrais poster quelque chose de temps en quand même. Aujourd’hui, j’ai posté un certain nombre de petits textes que j’avais depuis longtemps sur ordinateur mais que je n’avais jamais pensé à poster ici. C’est chose faite! Ca n’a pas grand chose à voir avec la société idéale, mon projet de roman et tout ça, mais comme c’est sensé être un blog littéraire, je me suis dis que quelques proses pouvaient avoir leur place ici. Sachez juste que ces textes sont relativement anciens!

Mais bon… je m’en veux quand même, car ce blog traite de choses qui sont fondamentales pour moi, qui ont une grande importance et occupent beaucoup de place dans mon esprit. Ce blog c’était aussi comme un testament, une promesse, envers vous mais surtout envers moi, de réaliser au moins ce projet d’écriture. Abandonner le blog, c’était comme abandonner mon projet, comme une trahison… j’ai du mal à m’y faire, même si au fond, c’est pas si grave de disparaître quelques temps, ce genre de projet, pour moi, c’est un projet de vie, un travail de longue haleine, il ne faut pas être pressé… Mais ces temps, peut être à cause des élections présidentielles qui me renvoient en plein dans tout ces sujets qui m’obsèdent, dans mon rêve de société meilleure… c’est dur de ne pas y penser, dur de ne pas écrire, en fait, c’est même dur de ne pas hurler.

Alors je repasse un peu par là, et même si j’ai envie de hurler, même si j’ai tellement à dire, je me sens incapable de sortir les choses. Je me sens comme assaillie par mon propre esprit.

Vous connaissez sans doute des gens engagés, des gens passionnés, vous imaginez ce que ça donne? Eh bien moi, c’est comme ça, mais en mille fois pire. Des fois, c’est plus quelque chose qui me porte, mais au contraire quelque chose qui me pèse. Des fois, je voudrais me libérer de moi même, je voudrais être plus simple, je voudrais me foutre des gens, du monde, de la politique, de l’humanité, de l’avenir. Je voudrais être quelqu’un d’autre que moi même, je ne voudrais même pas me connaitre, je voudrais être une bergère égarée loin du monde.

C’est pour ça que des fois, je dois lâcher prise et disparaître, oublier, penser à d’autres choses. J’en veux aux élections tiens. J’avais pas envie de replonger dans tout ça comme ça, aussi violemment. J’aimais avancer dans mes idées sans heurts, sans le faire exprès, sans déchirures.

Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai du mal, beaucoup de mal, à parler de ma vision du monde, de mes espoirs, de « ma » société idéale, de la gratuité, du monde sans argent, parce que j’en ai MARRE, je ne supporte plus d’entendre toujours les mêmes choses inlassablement, ça me blesse, ça me tue. Parce que je réponds, j’explique par A + B, encore et toujours, les mêmes choses, c’est simple, c’est logique, c’est évident, et pourtant non, le message ne passe pas. Et ça tourne en rond . C’est toujours les mêmes réactions, c’est toujours les mêmes questions, c’est toujours les mêmes doutes. J’ai le sentiment que j’ai fait le tour de la question, que je n’ai plus grand chose à retirer dans la confrontation de mes idées à celles des autres. J’ai résolu les problèmes que ces confrontations ont soulevé, j’ai répondu aux doutes et aux questions que ce système que je propose suscite. Et maintenant c’est toujours pareil, ça n’avance plus, ça ne sert plus à rien d’en parler. Surtout pas pour convaincre les gens. C’est mon but pourtant, maintenant que je sais que cette société est viable et possible, je voudrais les convaincre! Et en même temps, ça n’est pas mon vrai but, déjà parce que ça me coute trop d’énergie pour peu de résultats, et ensuite, parce que ce que je veux c’est  me libérer moi, de ça. C’est de le donner aux autres. Qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. En tout cas, tout cela m’aura appris autre chose: ce n’est pas le changement qui est difficile. Ce qui est difficile, c’est de convaincre les autres du changement.

Pourtant bon, il ne s’agit que d’un choix, et c’est vrai que parfois les choix peuvent être difficiles, mais des fois ils sont évidents, aussi. Pour moi, c’est comme leur présenter deux pommes, l’une pourrie, l’autre appétissante. Pourquoi choisir la pomme pourrie? Ben pourtant ils choisissent la pomme pourrie. Ils choisissent la pomme pourrie parce qu’ils sont convaincus que c’est la meilleure chose qu’ils puissent avoir. Que l’autre pomme « est trop belle pour être vraie ». Et que sinon, elle cache forcément quelque chose. Elle est belle mais c’est un leurre, une utopie: dedans, elle doit être pourrie. Forcément. C’est con.

C’est con mais surtout c’est terriblement triste, je trouve. Dans quelle société vit-on, pour qu’elle vide a ce point les gens de toute espoir de meilleur? Et surtout pour leur faire croire que le meilleur, ou plutôt le moins pire,  c’est ce qui est déjà? Que tout le reste n’est qu’utopie et sottise? C’est d’une tristesse accablante je trouve.

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3 réflexions sur “Je repassais par là…

  1. méta

    Bonne continuation et bonne chance dans ta nouvelle motivation.

    • merci… ce n’est pas une nouvelle motivation, elle est ancienne… elle est d’ailleurs un peu esquintée… Je suis quelque peu usée et en colère ces temps. Ca se voit, apparemment 😦

  2. Rodolphe

    Je te comprendre
    J’essaie moi aussi d’écrire un roman
    Qui mêlerais spiritualité psychologique
    Et science
    Et je rêve aussi d’un monde meilleur
    Surtout qui ne serrais pas difficile de faire un meilleur système que le notre
    Je penser avant que les gens étais con
    Qu’ils étais tous des robots Contrôlé par notre éducation par notre société qui nous pousse à être fermer au autre
    incapable de penser ou de comprendre que ça ne vas pas, et que notre système actuel et injuste, puis avec le temps j’ai compris que beaucoup de gens ferais quelque chose si il le pouvais mais la et le problème nous somme dispersé, et seul notre voix n’a que peux d’impact, ensemble ça serrais autre chose, dit au Système qu’il et mauvais et il fera tout pour te prouver le contraire, mais si une voix s’élèverait, la voix du peuple, en disant qu’il a trouver une façon pour que le monde fonctionne mieux, le système actuel n’aurais pas le choix de ceux pliée à la volonté du peuple. Car nous oublions trop souvent
    Que notre pays nous appartient à nous le peuple, personnellement je peux pas grand chose j’essaie de semée des graine en espérant quel fleurise mais si tu a besoin de moi je suis la et ça serais avec plaisir 😉 courage et persévère

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