Tout n’est que vanité, et poursuite du vent (L’ecclésiaste)

J’ai beau chercher de long en large, la vie n’a aucun sens. Il paraît que des gens arrivent à lui en trouver un pourtant. Je crois qu’on ne peut rien faire de plus que lui en donner, du sens, mais on ne peut pas trouver quelque chose qui n’est pas. Même si Dieu existait, la vie n’aurait pas plus de sens. Dieu ne fait que donner du sens à la mort. Pas à la vie. Que reste t-il de nous quand on meurt? Pas grand chose. Juste des choses. Qui disparaissent avec le temps. Ce qui reste, c’est les idées. La seule chose qui a le pouvoir de résister au temps. On ne meure vraiment que lorsque l’idée de nous vient à disparaître. Lorsqu’il n’y a plus personne pour se souvenir de nous. La véritable mort, c’est l’oubli.

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Une réflexion sur “Tout n’est que vanité, et poursuite du vent (L’ecclésiaste)

  1. Fox

    Oui, tout part au vent, et à la poussière qui nous a engendrés, nous retournons, inexorablement. C’est une facette bien évidente de notre réalité. Mais tout, en cette existence, a plusieurs facettes, plusieurs visages, tout est dualité, élégant dans la simplicité, terrible dans sa complexité. N’en considérer qu’un seul côté, c’est accepter de vivre dans une réalité partielle (on ne peut pas espérer tout voir et tout comprendre, certes, mais il nous est donné de voir si loin, avec un peu d’imagination et de silence..).Tout comme tout ce que nous entreprenons, tout ce à quoi nous nous rattachons, tout ce que nous souhaitons être, devenir, tous nos acharnements sont vains (nos mots et nos maux: que du vent), il y a, en nous, autour de nous, un feu inextinguible, une source sans fin de joie, d’émerveillement, d’un je-ne-sais-quoi de magique, de sens.

    Vanité des vanités, donc, tout est poursuite du vent, eh bien! c’est parfait! nous n’avons donc rien à perdre. En aucune circonstance, rien ne nous est acquis, nous n’avons rien, et nous pouvons donc toujours tout risquer, puisque tout est perdu d’avance. Il y a là une source géniale de paix, de force, de liberté, de courage, le courage de nos convictions, assez pour nous aider à nous dépasser, à devenir plus que ce à quoi notre condition semblait pourtant nous condamner! C’est tellement immense que c’en est anxiogène.

    La vie, l’existence, le cours de l’évolution, c’est une oeuvre en train de s’accomplir, le canevas qui la reçoit, c’est l’univers, c’est l’espace, c’est le temps, c’est nous, et nous avons l’honneur, à regret ou pas, de passer en coup de pinceau et en coup de vent sur ce chef-d’oeuvre, d’en avoir fait partie (à cet instant-même, nous en faisons partie, nous sommes une part du chef-d’oeuvre, un trait, nous sommes le spectateur inerte, nous sommes l’artiste en plein délire, et les pinceaux, tout à la fois).

    Enfin, voilà quoi. Rien que ça.

    (A l’ecclesiaste, Paul me semble répondre dans les lettres aux corinthiens (chapitre 13, verset 8, je crois): l’Amour ne passera jamais. Mais, ça, c’est une toute autre histoire)

    p.s.: j’aime bien ton blog, La Miette… vraiment fascinant.

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